Parcours photos : "1913-2013 : Le patrimoine conservé"

Culturel ,  Historique ,  Insolite ,  Pédestre à Saint-Germain-en-Laye
2 km
Pédestre
1h 30min
Facile
Carte postale. ND. Phot. Coll. Docteur Jacques Berlie. Cl. D.R.
Coll. Privée. Cl. D.R.
Coll. Privée. Cl. D.R.
Coll. Privée. Cl. D.R.
  • A l'occasion des 17e Journées du patrimoine et du cadre de vie à Saint-Germain-en-Laye, l'Office a conçu un parcours photographiques d'époques, qui vous fait voir la ville telle qu'elle se présentait il y a un peu plus de 100 ans.

    Tout au long de cette promenade, nous vous invitons à découvrir l'ancien théâtre, la salle des fêtes aujourd'hui disparue, la valorisation de la place du Marché Neuf, les vieilles enseignes, et les éléments décoratifs qui font la richesse du patrimoine saint-germanois.
  • Dénivelé
    14.09 m
  • Documentation
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Points d'intérêt
1 Place du château (face Château)
Odonomie (origine du nom des rues) : Anciennement appelée Place du Château, elle fût renommée Place Pétain pendant la Seconde Guerre Mondiale, et devint par la suite Place Charles de Gaulle. En 1832, les frères Pereire déposent une demande de concession pour une ligne de chemin de fer entre Paris et Saint-Germain-en-Laye. L’inauguration de la ligne a lieu en août 1837. En 1845, Alfred Armand, architecte de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, construit la gare de forme semi-circulaire à l’emplacement de l’un des parterres de Le Nôtre. Mais jusqu’en 1846, la ligne dite de Saint Germain s’arrête au Pecq, au pied de la terrasse. Le train parvient pour la première fois jusqu’à la Place du Château en 1847, soit un an plus tard. CREDITS PHOTGRAPHIQUES : 114 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – Vue vers la gare. LI. Carte postale Cl. D.R
2 Place du château (face terrasse)
On distingue sur la photo du bas deux types d’habitats : les plus hautes bâtisses qui correspondaient à des hôtels seigneuriaux, et les maisons mitoyennes, étroites et plus basses, qui hébergeaient le personnel. Au n°14, l’Hôtel de Conti* est un hôtel du XVIIIème siècle en pierre, composé de trois étages et de lucarnes. Les fenêtres sont cintrées et moulurées aux deux premiers étages, surmontées de cartouches en pierres sculptées. Les balconnets sont en fer forgé d’époque Louis XV. La porte cochère en bois est surmontée d’un fronton galbé soutenu par deux consoles. Au n°16, l’Hôtel de Soubise est la demeure de François de Rohan, prince de Soubise, capitaine des gens d’armes de la garde du roi, lieutenant général et gouverneur du Berry. L’hôtel de Soubise est un immeuble en pierre du XVIIIème siècle similaire à l’hôtel de Conti, d’un point de vue architectural. Les deux édifices présentent entre autres, les mêmes styles de balustrades en fer forgé sur leurs balcons. *Louis François de Bourbon-Conti (1717-1776), arrière petit-fils de Louis XIV fût un personnage clé de l’opposition princière à Louis XV, son cousin.
3 Place André Malraux
La photo correspond à la Place Thiers au début du XXème siècle, avec sa statue érigée en 1880. Aujourd’hui il s’agit de la Place André Malraux. La statue a été déplacée en 1910 sur l’actuelle place Jehan Alain, puis fondue pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’actuelle Place André Malraux était un centre animé pendant la Belle Epoque, du fait de la station du tramway implantée devant l’ancien théâtre dès 1890. Très fréquentée, la place accueille dès 1837 un théâtre bâti par M. Guillot, entrepreneur de spectacles. La salle qui est dirigée par Alexandre Dumas père devient une scène en vogue où les meilleurs comédiens de Paris se produisent. Le théâtre fût repris par la commune en 1855. Il se situe à l’emplacement de l’ancien jeu de paume érigé sous Louis XIII. Le théâtre fût fermé en 1908. L’établissement actuel, le Théâtre Alexandre Dumas, date de 1989, c’est l’oeuvre du célèbre architecte Louis Blanchet. *Grande Mademoiselle : Anne-Marie-Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, cousine germaine de Louis XIV. Son surnom lui vient de son père qui, en tant que frère cadet de Louis XIII se faisait appeler « Monsieur ». CREDITS PHOTGRAPHIQUES : Vue du théâtre place Thiers, sur l’ancien Jeu de Paume. Carte postale. Saint-Germain-en-Laye. Bibliothèque municipale. Cl. D.R. ; Hôtel Lauzun-Montpensier dit ancien Hôtel de Mademoiselle, détail de la plaque. Cl. Bertrand Perrin
4 Rue du Vieil Abreuvoir (n°25)
Odonomie (origine du nom des rues) : Doit son nom à la présence d’un abreuvoir de 1547 jusqu’au XVIIIème siècle. Au n°22, aujourd’hui Kirsten / Vielmon Immobilier : l’Hôtel de Montausier* est un immeuble du XVIIème, remanié au XIXème siècle, composé de deux étages surmontés de lucarnes avec une corniche moulurée. Le garde-corps est en fonte et date du XIXème siècle. En face, la maison située au n°23 a été achetée par Madame de Maintenon en 1680 à un charpentier du roi nommé Dufat. Elle la donna en 1708 à sa nièce Charlotte de Noailles qui la revendit en 1709 à Jean Michel Didier, Chef du gobelet du roi*. Le bâtiment est composé de deux étages avec cinq fenêtres par étage. Il possède un grand balcon en fer forgé du XIXème siècle reposant sur des consoles en pierres sculptées. CREDITS PHOTGRAPHIQUES : 100. SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – Rue du Vieil Abreuvoir. Carte postale. ND. Phot. Coll. Privée. Cl. D.R.
5 Rue du Vieil Abreuvoir (n°22)
Au n°24, aujourd’hui La Poste / L’agence de Saint-Germain : l’Hôtel de la Feuillade a été la propriété de l’époque de Jean Bertrand de Masgonier, Garçon ordinaire de la chambre du roi. Dans la première moitié du XIXème siècle, la petite maison est partiellement reconstruite sur la cour, les bâtiments sont surélevés et s’étendent. L’hôtel est formé de deux étages et de lucarnes modernes. Les hautes fenêtres du premier étage sont garnies de très beaux balcons en fer forgé du début du XVIIIème siècle reposant sur des seuils moulurés. On aperçoit un porche avec un fronton cintré soutenu par des consoles à « glyphes ». Le n°25, est un immeuble du XVIIIème siècle de deux étages avec des lucarnes ainsi qu’un balconnet en fer forgé de la seconde moitié du XVIIIème siècle. CREDITS PHOTGRAPHIQUES : 139. SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – Rue du Vieil Abreuvoir. Carte postale. E.L.D. Coll. Privée. Cl. D.R.
6 Rue des Coches
Odonomie (origine du nom des rues) : La rue des Coches fait référence aux voitures publiques. Depuis le début du XVIIIème siècle, ces coches partaient de la rue qui porte leur nom. Félicien David, compositeur précurseur de l’orientalisme musical vécut dans une des maisons de cette rue. Il mourut à Saint-Germain-en-Laye en 1876. La Place Dauphine et les rues environnantes formaient le coeur de ville. Mise à part la salle des fêtes, cet ensemble est resté inchangé depuis la fin du XIXème. Le Général Alexandre Dumas, père de l’écrivain Alexandre Dumas et grand-père d’Alexandre Dumas fils, vécût rue de l’Aigle d’or. Cette maison épouse la forme de la rue. Au n°10, le balcon en fer forgé date de la fin du règne de Louis XV, il est orné d’un seuil mouluré en pierre. Au n°17, aujourd’hui «Sourire 2 stars» : l’Hôtel de Guise a été reconstruit au XVIIIe siècle et récemment restauré. Henri de Guise, petit-fils du Balafré et archevêque de Reims à quinze ans, donne son nom à l’édifice. Les bâtiments érigés de part et d’autre de la cour principale sont bâtis en pans de bois, autrefois écurie et remise, ils ont depuis été transformés en habitations. L’accès aux cours se fait pour l’un par un passage cocher et pour l’autre par un passage d’allée. Il comporte deux étages ainsi que des lucarnes, et des fenêtres cintrées au rez-de-chaussée. On aperçoit deux seuils moulurés d’époque Louis XV au centre du premier et deuxième étage. Au n°18, on remarque une très belle maison du XVIIIème siècle de trois étages avec une corniche moulurée. Le balcon est d’époque Louis XV en fer forgé. Il est maintenu par un seuil qui est soutenu par deux consoles sculptées de marguerites. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES :22. St-GERMAIN-EN-LAYE. La rue des Coches et la Salle des Fêtes. Carte postale. C.M. Coll. Privée. Cl. D.R. ; 138. SAINT-GERMAIN-EN-LAYE. La salle des fêtes. Carte postale. E.L.D. Coll. Privée. Cl. D.R.
7 Rue de Paris
Au n°56, l’Hôtel de Rochefort, transformé et embelli au XVIIIème siècle par Jacques Million, est constitué de deux étages et de lucarnes. Les fenêtres sont cintrées et ornées de chambranle mouluré (moulures décoratives utilisées pour l’encadrement des portes et des fenêtres). Deux pilastres verticaux accompagnent les fenêtres centrales du bâtiment. Au deuxième étage, on aperçoit des balconnets en fer forgé de style Louis XV avec seuils moulurés. Au premier étage, on peut voir une grande fenêtre cintrée surmontée d’une tête de femme. Le grand balcon d’époque Louis XV, date de 1767. Il est en fer forgé soutenu par un seuil mouluré et galbé avec deux consoles en pierre sculptée. Plus bas dans la rue, se trouve le Quartier Gramont qui accueillait la Compagnie des gardes du roi sous Louis XVIII. Le quartier a été transformé récemment en logements locatifs destinés aux militaires. Au n°10 et 12, l’Hôtel de Créquy du XVIIème siècle, remanié au XVIIIème siècle, s’élève sur deux étages. La propriété de cet hôtel a été attribuée au maréchal François de Créquy (frère de Charles II). Il semble que la façade sur rue ait été rehaussée d’un étage. Au deuxième étage, balconnets en fer forgé d’époque Louis XV avec des seuils moulurés. (On retrouve également ces éléments au n°36 de la rue). CREDITS PHOTGRAPHIQUES : 2369 – Saint-Germain-en-Laye Rue de Paris. Phototypie A. Rep et Filliette à Château-Thierry. Coll. R.F. Cl. D.R. ; SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – Boulangerie Henri IV. Carte postale. L’ABEILLE PARIS. Coll. Privée. Docteur Jacques Berlie. Cl. D.R.
8 Rue du Vieux Marché (n°5)
Odonomie (origine du nom des rues) : C’est à cet endroit que se tenaient les marchés depuis leur création par François Ier en 1526. Vers la fin du XVIIIème siècle, ils ont été déplacés au niveau de l’actuelle Place du Marché-Neuf. De nombreux commerces ont élu domicile dans l’artère fréquentée du Vieux-Marché, comme par exemple la librairie-imprimerie Lévêque, aujourd’hui disparue. Ce quartier correspond au Carrefour du Quadran où se croisent deux des quatre axes directeurs de la ville, ici nord et sud. C’est le point de départ de la numérotation de toutes les rues de la ville. La circulation s’y faisait à double sens. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : 116. SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – La Ville Rue du Vieux Marché. Cartes postale. E.L.D. Coll. Privée. Docteur Jacques Berlie. Cl. D.R. ; 16. ST-GERMAIN-EN-LAYE - Rue de Paris. Carte postale. Coll. Marcel Cassan. Cl. D.R.
9 Rue du Vieux Marché (n°7)
Ce n’est qu’après la première Guerre Mondiale que le Crédit Lyonnais s’est installé dans l’immeuble, faisant « pointe » entre les rues de Poissy et de Pologne. Ce quartier correspond au Carrefour du Quadran. A l’angle de la rue au Pain et de la rue du Vieux Marché était installé le magasin de pompes funèbres, « Deuil en 24h », autrement nommé la Maison TULLAT, aujourd’hui «Father and Sons». Au n°7 et 9, on peut voir un monte-charge à poulie. N°11/13/15 : cour des trois rois « Louis ». Les trois numéros sont réunis au même endroit. Il s’agit d’une curiosité faisant écho aux Trois Rois Louis : Louis XI, Louis XII et Louis XV.
10 Rue de Pologne
Odonomie (origine du nom des rues) : Pour certains, son nom évoque le souvenir d’Henri de Valois, éphémère roi de Pologne en 1573-1574, devenu ensuite Henri III. Pour d’autres, il serait lié à la présence d’une ancienne ferme exploitée par un Polonais. Au début du 20ème siècle, l’urbanisation progressant, elle constitue la plus longue rue de la Ville et c’est une des plus ancienne voies de Saint-Germain-en-Laye. Elle se situe au croisement des deux axes Est et Ouest. Cette rue est très commerçante. On peut y noter les éléments suivants : • Au n° 1, la Librairie Gibert Joseph, qui remplaça l’Univers du Livre et plus anciennement le cinéma Majestic, a conservé la frise et les décorations. • Au n°21, la présence d’une boucherie «Au boucher d’Antan», anciennement Janinet. La devanture a été refaite en respectant la technique du fixé sous verre (Peinture sous verre). Jusque dans les années 1970, les boucheries avaient pour habitude de décorer leur devanture de gibier, notamment en période de chasse. • On notait encore la présence des rails du chemin de fer qui permettait au « Train des Halles » de transporter les produits des maraîchers depuis les Mureaux jusqu’au « Ventre de Paris » : Les Halles. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES :ST-GERMAIN-en-LAYE. Rue de Pologne. Carte postale. A.C. L’ABEILLE. Coll. Docteur Jacques Berlie. Cl. D.R. ; Enseigne « A la Palette d’Or », ancienne droguerie rue de Pologne. Cl. Miguel Chevalier-Joly
11 Place du Marché Neuf (face au n°35, rue de Pologne)
Odonomie (origine du nom des rues) : Comme son nom l’indique, la place du Marché-Neuf accueille trois fois par semaine un immense étal à ciel ouvert, où les habitants s’approvisionnent en courses alimentaires et autres produits (grains, farine, porc, fruits et légumes). CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – Place du Marché-Neuf et détail. Carte postale. ND. Phot. Coll. Docteur Jacques Berlie. Cl. D.R.
12 Place du Marché Neuf (face au n°56, rue de Poissy)
L’aménagement de la place du Marché Neuf débuta en 1770 par la construction de la Halle aux « Bleds », aujourd’hui La Poste, qui se trouvait en face du cimetière transféré en 1774 à l’emplacement actuel de l’Ancien cimetière, rue d’Alger. En 1833, un marché couvert, d’une surface légèrement inférieure à 700m², adossé au Réservoir fût construit par Hippolyte Durand. Et en 1895, le Réservoir fût surmonté d’une tourelle en fer, située à un niveau supérieur au 3ème étage des maisons de la ville pour assurer la distribution d’eau courante à la hauteur de cet étage. La Halle aux Bleds a été démolie en 1911 pour laisser place à l’Hôtel des Postes, construit en 1912 par l’architecte Choret qui a beaucoup oeuvré à Saint-Germain-en-Laye. Sur l’Hôtel des Postes on remarque : des ornements architecturaux symbolisant la santé et la médecine. La présence de ces éléments s’explique par l’appartenance du bâtiment à l’hospice jusqu’en 1953, aujourd’hui La Poste. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : 34 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – Place du Marché Neuf. Carte postale. J.L.C. Coll. Privée. Cl. D.R. ; Saint-Germain-en-Laye – Place du Marché et rue de Poissy. Carte postale. Coll. Privée. Docteur Jacques Berlie. Cl. D.R.
13 Place de la Victoire (face au n°11 rue de Poissy)
La Place de la Victoire, anciennement place Lamant, est particulièrement animée lors du Marché des Camelots qu’y s’y tient de 1889 jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Le Marché des Camelots est une annexe du Marché, où on vend étoffes, chaussures, et divers ustensiles. Au n°1, la Caisse d’Epargne a été créée par ordonnance royale du 15 mai 1835. Sa devise Travail, Persévérance, Economie est inscrite au fronton de sa façade. Son entrée se trouve désormais rue de Poissy. La Caisse d’Epargne et le logement du directeur ont été construits à la fin du XIXème siècle sur les plans de l’architecte Léon Carle. Au n°3 se trouve l’agence du Crédit Agricole construite en 1894 dont l’architecture renvoie à l’origine agricole de la banque. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : SAINT-GERMAIN-EN-LAYE – Place Lamant, Poste et Caisse d’Epargne. Carte postale. Baudinière, Nanterre. Coll. Privée. Cl. D.R.
14 Place de la Victoire (face au n°11 rue de Poissy) - Leon Carle (1843-1899)
Léon Carle né en 1843 à Saint-Germain-en-Laye, connut à la fois une carrière locale et parisienne. En 1882, il construira l’immeuble du 2 rue de Pontoise où il installera son cabinet. La réalisation du « Château Saint-Léger »* en 1888-89 lui confèrera une notoriété certaine. Par la suite, il établira son adresse professionnelle au 350, rue Saint-Honoré à Paris. Léon Carle marquera les esprits, et ce encore aujourd’hui, grâce à la conception du théâtre de l’Olympia à Paris en 1893. Malgré son succès, il n’abandonna pas Saint-Germain-en-Laye où il bâtit sa maison située 25, rue de Poissy. Au regard de son oeuvre on lui attribue l’hypothèse d’une formation d’architecture classique qu’il a su dépasser selon les projets. Pendant les dix dernières années de sa vie, il multiplia les constructions de brique et de pierre, comme par exemple la Caisse d’Epargne, Place de la Victoire, marquant ainsi le paysage de Saint-Germain-en-Laye. CREDITS PHOTGRAPHIQUES : 3417 – Saint-Germain-en-Laye – Château de Saint-Léger. Carte postale. Cl. D.R.
15 Rue de Poissy (au n°18)
Odonomie (origine du nom des rues) : Voulue par Blanche de Castille pour relier les Châteaux royaux de Saint Germain-en-Laye et de Poissy, la route de Poissy fût construite au XIIIème siècle. A l’angle de l’impasse des quatre Fils Aymon se trouve le Café-tabac de la Poste, véritable institution conviviale. A coté de la boulangerie « La Gerbe d’or » (au n°8), déjà présente vers 1900, il y avait la bijouterie Beauvais (avant de devenir la bijouterie GERVAIS) qui abritait un poste de radio clandestin en liaison avec Londres pendant la Seconde Guerre Mondiale. Au n°19, on peut apercevoir une autre très belle réalisation de Léon Carle. Au n°21 : immeuble remarquable construit en 1907. Il s’agit également d’un projet de Léon Carle repris par les frères Lecointe. C’est un immeuble de deux étages carrés avec une élévation à travées, et des toits à pans brisés. Au n°70, se trouve un immeuble du XVIIIème siècle composé de deux étages et de lucarnes, ainsi que de beaux balconnets en fer forgé d’époque Louis XV avec des seuils moulurés. Au n°78, on aperçoit également un balcon époque Louis XV en fer forgé soutenu par un seuil mouluré en pierre. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : 24. Saint-Germain-en-Laye – Le Marché aux Grains, Rue de Poissy. Phototypie A. Rep et Filliette, à Château-Thierry. Collection R.F. Cl. D.R. ; 16, rue de Possiy. Maison HOULET. Coll. Privée. Cl. D.R.
16 Rue de Poissy (face au n°36)
On constate ici la présence de la poissonnerie, appelée Poissonnerie MUTRICY. Le commerce est toujours présent aujourd’hui sous le nom de « La Marée ». Par la suite, à l’emplacement vide à côté, a été construit un immeuble. On aperçoit également un magasin de faïence (Bazard), qui reste aujourd’hui un magasin dédié au bricolage : « Bricolex ». CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : 24. Saint-Germain-en-Laye. – Le Marché aux Grains, Rue de Poissy Carte postale. Phototypie A. Rep et Filliette, à Château-Thierry – Coll. R.F. Coll. Privée. Docteur Jacques Berlie. Cl. D.R.
17 Rue au Pain
Odonomie (origine du nom des rues) : Ainsi nommée depuis 1667, c’est dans cette rue que les boulangers installaient leurs étals les jours de marché. La rue au Pain est connue pour être l’une des rues les plus anciennes et les plus commerçantes. Les façades étroites et en hauteur de ces immeubles nous rappellent le style architectural des habitations du personnel au XVIIème siècle. Nombre de maisons ont gardé des appuis de fenêtres en fer forgé notamment au n°6, n°11, n°15, n°24, n°26, n°39, balcons d’époques Louis XV et Louis XVI. On y trouve de célèbres vitrines, notamment au n°13, la pâtisserie Grandin dont le nom et l’adresse restent inchangés depuis 1848. Cette enseigne existait déjà en 1790, et avait pour propriétaire M. Grandin. A l’époque elle se nommait « A la renommée de bons échaudés ». Au n°27, on trouve également la confiserie Yvin, ancien commerce de Saint-Germain-en-Laye. Le n°37 est un petit immeuble typique du XVIIIème siècle à balconnets en fer forgé des époques Louis XV et Louis XVI. Le fromager Ferme Sainte Suzanne s’est établi au rez-de-chaussée de cette bâtisse. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : 27. St-GERMAIN-en-LAYE – Rue au Pain. Edit d’art, Renault. Coll. Privée. Cl. D.R.
18 Rue de la Paroisse (devant HSBC)
A l’emplacement de l’actuel « 8 à Huit » : Immeuble construit par l’architecte Léon Carle en 1883 dont l’oeuvre majeure est le théâtre de l’Olympia à Paris bâti en 1893. Sur l’église, à votre droite on remarque : • Une plaque a été posée en mémoire de Mme Neuilly tuée le 20 Août 1944 à la sortie de la messe par les allemands à la libération. • Juste en dessous, une Plaque de niveau portant le n°1 – Cette plaque fut posée en même temps que 300 autres plaques numérotées en 1868 à la suite d’une étude de nivellement de la ville, dirigée par Monsieur de Breuvery, le Maire de l’époque; elles indiquaient l’altitude de la ville par rapport au niveau 0 (niveau de la Seine, Paris – Pont de la Tournelle). Plus loin, sur la façade de l’église, en direction du Château, on remarque la plaque déposée par la reine Victoria en 1855 en honneur à Jacques II Stuart. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : 103. SAINT-GERMAIN-EN-LAYE. Place de la Paroisse. Carte Postale. ND. Phot. Coll. Privée. Cl. D.R.
19 Rue de la Paroisse (début rue de Pontoise)
Odonomie (origine du nom des rues) : La rue doit son nom à l’Eglise située en face du Château : Paroisse Royale de l’époque. La rue de la paroisse est l’une des voies les plus courtes de la ville. Une autre de ses caractéristiques est de n’avoir que des numéros impairs. Au n°7, l’Hôtel de Turenne est une ancienne demeure du célèbre Maréchal et fût aménagé en un hôtel de voyageurs. Contiguë à l’hôtel de Turenne, la maison appartenait au XVIIème siècle à Thomas Francini, Intendant des eaux et des fontaines du roi, créateur des grottes du Château-Neuf. Dans le prolongement de la rue de la Paroisse s’ouvre la rue de la Surintendance, siège de l’administration de Colbert sous le règne de Louis XIV. Au 2, rue de Pontoise se trouve un bâtiment construit par Léon Carle en 1883. Sobre et soigné, il est le premier immeuble à posséder un ascenseur à Saint Germain en Laye. Les travées sont régulières, le classicisme du décor est simplement animé d’un bandeau au premier étage, de frontons à l’étage médian et d’une corniche à modillons. Ce type d’immeubles d’angle à pan coupé commençait à être prisé par des constructeurs pour les possibilités de développement des façades. CREDITS PHOTOGRAPHIQUES : 6. Saint Germain en Laye. La rue de la Paroisse. G.B. Carte Postale. Coll. Privée. Docteur Jacques Berlie Cl. D.R.
14 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 95 m
  • Altitude d'arrivée : 96 m
  • Altitude maximum : 99 m
  • Altitude minimum : 94 m
  • Dénivelé total positif : 14 m
  • Dénivelé total négatif : -13 m
  • Dénivelé positif maximum : 2 m
  • Dénivelé négatif maximum : -3 m
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